Comment les géants luttent contre les fausses informations concernant le coronavirus ?

Les différentes fakes news que les internautes ont pu voir sur les réseaux sociaux

De nombreuses informations fusent sur les réseaux sociaux mais il faut savoir dissocier le vrai du faux. Vous avez peut-être déjà entendu que le coronavirus pouvait se transmettre via les colis que vous recevez, que boire de l’eau de javel permettait de soigner le virus, que le virus pouvait se transmettre par les piqûres de moustiques, etc. Mais faites attention et vérifiez toujours vos sources car ces rumeurs pourraient avoir de lourdes conséquences. C’est le cas notamment en Iran où la rumeur selon laquelle boire de l’alcool protégeait d’une éventuelle contamination a tué près de 50 personnes. En effet, la consommation et la vente d’alcool étant illégales dans le pays la contrebande se fait en masse face à cette fausse information de nombreuses personnes se sont précipitées à boire de l’alcool qui était en réalité frelaté ce qui a amené à l’intoxication de centaines de personnes et la mort de 44 d’entre elles. Les fakes news comprennent également celles dites ‘involontaires‘ c’est-à-dire les approximations dues à un manque d’information ou les personnes qui relaient de fausses informations qui n’ont pas été vérifiées. L’OMS a qualifié d’infodémie massive le nombre important d’informations inexactes sur le sujet qui complique sa tâche et celle des autorités de santé. 

Le gouvernement et les géants du web collaborent pour lutter contre les fakes news

Les plateformes internet mais aussi le gouvernement effectuent une veille commune pour repérer les fakes news et leur montée en puissance.

Tous les réseaux sociaux font apparaître sur leur fil d’actualité les messages officiels concernant le coronavirus avec les mesures à prendre et les gestes barrières. Tous les contenus qui seront publiés dans ce cadre émaneront des autorités et seront mises à jour en permanence. 

Facebook, critiqué l’an passé pour avoir laissé prospérer une campagne de désinformation sur la vaccination sur la plateforme, a donc déroulé la liste des mécanismes qui seront mis en œuvre sur ses plateformes pour préserver les gens des intox et les informer sur le coronavirus. Les fakes news apparaitront donc le plus bas possible pour l’utilisateur. De plus, le réseau social propose des articles de ‘fact checking’ qui démontrent si l’information est partiellement fausse ou complètement erronée et si l’utilisateur souhaite partager un contenu qui a été noté comme faux par des sites d’informations et de vérifications, Facebook l’informe via un message de warning.

 Instagram a aussi commencé à supprimer les filtres de réalité augmentée proposant d’arborer un masque chirurgical ou d’indiquer si on est infecté ou non par le virus car ce type de filtre pouvait amener à la psychose.

Comment sont gérés les marketplaces de ces géants du web ?

Concernant les ventes d’équipements et de produits médicaux là aussi ces grandes entreprises se mobilisent. Facebook et Android interdisent les publicités pour les masques médicaux. C’est le cas également du site français Le Bon Coin qui a interdit la vente de masques médicaux car des personnes malhonnêtes pouvaient les vendre alors qu’ils ne répondent pas à la description. 

Il en est de même pour les boutiques d’applications, le Google Play Store et l’App Store ne proposent aucun résultat lorsqu’un utilisateur cherche coronavirus. Les deux boutiques d’applications rejettent les applications non-officielles sur le coronavirus.